La violence n'est pas une solution : c'est une motivation, une raison de vivre, une raison d'exister. Que celui qui vit et meurt par la lame soit bénit, car lui seul connaît le vrai goût de la vie.
Résumé
Le culte de Bÿolrs, aussi appelé "culte de la guerre", est assez simple dans ses principes : ses adeptes vénèrent la guerre, le combat, et la violence de manière générale. Cette religion génère des avis assez différents, certains la trouvent impressionnante, d'autres en ont peur, mais il est assez difficile d'attaquer les adeptes de Bÿolrs sur leur dévouement, tous vouent leur vie entière à la guerre et ne s'en écartent que très peu au fil du temps.
Ce culte tire ses origines de Bÿolrs, Dieu de la guerre, ses adeptes ne le prient presque pas, mais ils honorent ses principes, en combattant de leur naissance jusqu'à leur mort.
La plupart des adeptes de Bÿolrs vivent dans des communautés d'adeptes, autour des temples de Bÿolrs, mais beaucoup sont nomades et voyagent de pays en pays pour combattre à travers Sandor, et d'autres encore sont isolés dans des armées, ou servent en tant que chasseurs de primes, milicien, gladiateur, etc...
Histoire
Le culte de Bÿolrs existe depuis aussi longtemps que Bÿolrs lui-même, il commença à prendre forme de manière spontanée au début de la seconde ère, grandissant au fil des guerres. Au départ, il ne s'agissait que de quelques combattants, dans différentes armées, qui trouvaient soudainement dans la violence du combat une sérénité profonde. Puis le culte grandit, des groupes se formèrent, et des temples furent construits. Ironiquement, très peu de ces temples ont survécut à la guerre, ils furent fréquemment détruits, puis reconstruits. Mais c'est là tout l'esprit de la religion de Bÿolrs.
Il est important de comprendre que les adeptes du culte n'éprouvent pas la moindre haine envers leurs adversaires, pour eux, tous les combattants sont frères, le combat n'est qu'une manière d'exprimer cette fraternité, et la mort est comme une cérémonie.
Etant donné la nature de cette religion, beaucoup de gouvernements ont fait appel à ses adeptes afin d'utiliser leur force dans des affrontements. La réponse du culte varie beaucoup selon les cas : ils n'acceptent pas de se battre contre la plupart des récompenses offertes. Certains pays ont fait l'erreur de leur proposer des esclaves, ou pire, une retraite, deux choses qui les dégoûtent au plus haut point. Il n'est cependant pas rare que les adeptes de Bÿolrs réclament un grand nombre d'enfants en échange de leurs services, les enfants sont pour eux une denrée très précieuse : ils peuvent être éduqués et entraînés pour devenir de parfaits combattants à la solde du Dieu de la guerre.
Préceptes du culte
Pour rappel : Défintion de "précepte" : Un précepte est un énoncé qui enseigne une conduite à suivre, une règle à observer et qui émane d'une autorité incontestée, ou une recommandation dictée par la sagesse ou l'expérience.
- Principe d'honneur : un adepte de Bÿolrs ne se bat pas contre un ennemi qui ne se défendra pas, il ne lèvera jamais la main sur un enfant, une femme enceinte ou une personne âgée. La motivation d'un adepte doit être avant tout le combat en lui-même, pas l'argent ni la gloire, mais il est tout à fait normal pour eux de gagner sa vie en se battant, tant que l'argent n'est qu'un produit "secondaire" du combat.
- Principe de respect : le respect est dû aux anciens (surtout s'il s'agit d'anciens combattants qui ne peuvent plus se battre), et aux personnes handicapées (surtout si l'handicap est le résultat d'un combat). Les adeptes respectent également les forgerons car ils fournissent les moyens de se battre au peuple.
- Vertu dans la douleur : la souffrance physique est requise pour se développer, elle ne doit pas être crainte mais désirée. Au-delà de la douleur, le fait de perdre un membre, ou simplement d'être blessé est perçu comme un acte bénéfique et nécessaire. Une grande partie des traditions du culte tourne autour de la scarification et de la douleur en général.
- Principe de liberté : toute personne consciente mérite d'être libre, les combattants doivent se battre par leur propre désir de violence, et n'ont pas à être forcés. L'esclavage est donc un acte aberrant qui doit être activement combattu. Il est fréquent qu'un adepte libère un esclave, en l'achetant ou en tuant son maître, afin de lui offrir la liberté de se battre quand il veut.
- De la naissance à la mort : les adeptes se battent toute leur vie, tant qu'ils en sont encore un tant soit peu capable, la retraite n'est pas un objectif, mais elle peut être atteinte si le combattant est extrêmement vieux ou inapte. Mais même en retraite, l'adepte continue de servir la guerre, en enseignant l'art du combat, ou en aidant les combattants d'une manière ou d'une autre.
- Protection : certaines personnes ne doivent pas se battre, ou ne peuvent pas se battre, il faut les protéger afin d'assurer la survie des peuples. Beaucoup d'adeptes font vœu de protection, et passent leur vie à se battre pour ceux qui ne peuvent pas. Les agriculteurs, les enseignants et les nourrices doivent être protégés à tout prix, car sans eux la société disparaît.
- Purification : certaines personnes n'ont pas leur place sur Sandor et doivent être éliminées, ces individus ne sont pas considérés comme des vraies personnes, on retrouve parmi eux les esclavagistes, les personnes avides d'argent ou de pouvoir, et les chefs de guerre qui ne se battent pas. Cependant, les individus "normaux" qui refusent de se battre ne sont pas à éliminer, mais ils ne sont pas forcément respectés pour autant.
Hiérarchie
L'organisation du culte est assez anarchique, personne ne domine sur personne et les rôles restent assez flous. Mais la hiérarchie semble se diviser en quatre grandes parties :
- Le peuple non-guerrier : tout en bas de l'échelle, ces personnes n'ont pas de décision à prendre, mais sont protégées et respectées, on retrouve parmi elles tous les travailleurs essentiels, les forgerons, les anciens, les inaptes, etc...
- Le peuple guerrier : il s'agit de toutes les personnes qui se battent, ils sont parfois organisés de la même manière qu'une armée, mais certains sont aussi libres que le vent et font cavalier seul.
- Les chefs de guerre : ils représentent la puissance intellectuelle du culte, ils prennent les décisions importantes et dirigent les armées, mais ils se battent en permanence, ne s'arrêtant qu'à la mort. C'est pour cette raison qu'ils sont respectés et écoutés, ce sont des stratèges sans peur qui servent la guerre et ses combattants.
- Les corps-détruits : ce sont de loin les personnes les plus importantes et les plus respectées du culte, ils sont très peu nombreux et sont caractérisés par leurs membres manquants : certains n'ont presque plus que la tête et le buste pour vivre. Ils sont les penseurs philosophiques et les prêtres de la religion, leurs blessures peuvent avoir été causées de manière différente, mais elles sont généralement dues à la guerre ou à la scarification.
Fêtes religieuses
En dehors des nombreuses traditions liées à la douleur et au combat, le culte de Bÿolrs possède quelques fêtes qui sont célébrées par tous les adeptes :
- La Coupure de Bÿolrs : le 14 de chaque mois, les adeptes de Bÿolrs pratiquent la scarification de manière poussée, parfois seul, parfois en groupe, et parfois même de manière mutuelle. Les blessures causées peuvent aller de simples coupures peu profondes à l'amputation de doigts.
- L'Affrontement : le 27 d'Homesia, chaque adepte doit se battre contre un adversaire de force égale. Les combats sont parfois prévus jusqu'à plusieurs mois à l'avance, et peuvent parfois aller jusqu'à la mort d'un des combattants. Il est très mal vu de refuser un combat le jour de l'Affrontement, cela signifie qu'on se considère comme inférieur ou supérieur à son adversaire.
- La Faille : le 14 de Ragnosia, la tradition est de se scarifier de manière plus intense que tous les autres mois, il peut s'agir d'une amputation, d'un ou de plusieurs os brisés, ou d'un organe vital scarifié. Certains adeptes vont jusqu'à se scarifier les yeux en de jour sain. Le nombre de morts est particulièrement plus haut lors des jours suivants la Faille.
- Le Service : le 17 de Galembre et le 17 de Lorembre sont des journées destinées au service envers la communauté, les adeptes ne se battent pas ou presque pas durant ces deux journées, et passeront leur temps à venir en aide aux non-combattants, ils peuvent notamment aider dans les champs, tenir compagnie aux anciens, etc... La violence est possible si nécessaire durant le Service, mais elle est mal vue dans le cas contraire.
Symboles du culte

Un des symboles représentant le Culte de Bÿolrs.
Le culte de Bÿolrs n'a pas de symbole officiel, mais il est très généralement représenté par une hache de guerre, cette arme étant considérée comme celle de Bÿolrs lui-même. La plupart des symboles utilisés sont des armes de corps à corps, des pièces d'armure, et des références à la scarification. Le symbole dépend de l'adepte et du temple auquel il appartient, certains préfèrent créer leur propre symbole qui représente le mieux leurs convictions. Il n'est pas rare que les adeptes dessinent leur symbole sur leur corps, parfois à l'encre, parfois en se scarifiant.
Informations supplémentaires
Vous retrouverez ici toutes les informations moins importantes, mais intéressantes si vous souhaitez jouer un adepte de ce culte.
- Bien qu'ils vénèrent la douleur, les adeptes de Bÿolrs sont généralement entièrement couverts d'une très grande armure, on les voit rarement se promener sans leurs protections, mais il est fréquent qu'ils retirent des pièces de leur armure pour être à protection égale avec leur adversaire.
- Tous les adeptes de Bÿolrs ne se scarifient pas, une partie d'entre eux n'est simplement pas tentée par cette pratique.
- Cependant, ceux qui se scarifient le font généralement plus qu'une fois par mois, certains le font même quotidiennement.
- Les adeptes de Bÿolrs n'ont pas peur de la mort, mais ils ont un besoin de liberté permanent, ils sont souvent capables de pratiquer un autre métier à côté de leurs combats, mais ils abandonneront leur occupation si elle entrave leur liberté.
- Etant donné leurs principes, ils sont parfois craints par la population, mais beaucoup les apprécient pour leurs services et leur dévouement. Le culte de Bÿolrs est très connu en Saharel, mais est souvent proie à la polémique.
- L'apprentissage des adeptes les force à apprendre à maîtriser un grand nombre d'armes, majoritairement au corps à corps, mais ils peuvent se spécialiser dans la maîtrise d'une arme en particulier (généralement une arme de guerre).
- Les adeptes apprennent rarement à maîtriser la dague, l'arc, l'arbalète ou les armes à feu, ils préfèrent les armes brutes, comme la masse d'armes, l'hallebarde, ou la hache de guerre, qu'ils considèrent comme une arme divine.
- Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les adeptes de Bÿolrs ne sont pas des brutes sans cervelle, ils sont au contraire très intelligents et leurs stratèges comptent parmi les meilleurs du continent. Leur enseignement passe aussi par la littérature, la géopolitique, la philosophie et la stratégie militaire.
- Au-delà du combat, les adeptes de Bÿolrs apprécient énormément la musique, et les grands repas. Ce sont également des grands consommateurs d'alcool, le 1er prix du plus grand buveur de bière de Barovie est détenu sans interruption par des adeptes de Bÿolrs depuis 1393.
- Physiquement parlant, les adeptes de Bÿolrs sont bien plus imposants que la normale : ils mesurent souvent plus deux mètres pour plus de 100 kilos.
- Il n'y a pas de racisme chez les adeptes de Bÿolrs, tout le monde y est accepté tant qu'il n'est pas pacifiste et qu'il suit les bons principes de la religion. La plupart des adeptes sont humains, mais on retrouve aussi beaucoup de Minos, Börs, Bestials, et parfois même des Damnés.